mardi 9 janvier 2007
vendredi 5 janvier 2007

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"Les films de l'ange" présente
LES YEUX BROUILLES
Histoire de Rémi Lange et Antoine Parlebas.
Un film de Rémi Lange.
Sortie DVD le 20 janvier 2007.
Multidiffusion sur PINK TV en 2005.
Sortie en salle le 21 juin 2000.
BONUS DU DVD "LES YEUX BROUILLES" :
-images inédites du journal filmé de Rémi Lange.
-"Mon père", court métrage de Antoine Parlebas.
DVD ZONE 2
PAL
COULEUR
STÉRÉO
DURÉE DU FILM "LES YEUX BROUILLES" : 1 H 25
DURÉE TOTALE DU DVD "LES YEUX BROUILLES" : 1 H 57

SORTIE DVD EN EDITION SIMPLE (le film et ses bonus) ET EN EDITION DOUBLE (DVD 1 : le film et ses bonus; DVD 2 : le 1er journal filmé de Rémi Lange, OMELETTE, sorti en 1998, accompagné d'un bonus : AUTOFICTION, documentaire sur la jeunesse de Rémi Lange).
Editeur Les films de l’ange
4 rue Arthur Brière
75017 PARIS
Tél : 06 12 48 35 01
Email : rlange@free.fr
Presse Hugues Demeusy
9 rue Taine
75012 PARIS
Tél : 01 43 43 11 83
Email : demhug@wanadoo.fr
LES PHOTOS PRESENTES CI-DESSOUS SUR CE SITE PEUVENT ETRE OBTENUES EN HAUTE RESOLUTION (300 dpi) EN ECRIVANT A Hugues Demeusy : demhug@wanadoo.fr.
LE DVD "LES YEUX BROUILLES" EST EN VENTE A LA FNAC

Synopsis de LES YEUX BROUILLES
Antoine et Rémi vivent ensemble depuis plus de trois ans. Rémi filme leur vie à l'aide d'une caméra Super 8. Un jour, il se surprend à penser : " il n'y a plus de désir entre lui et moi "... Peut-être est-il en train de s'inventer des problèmes pour faire de sa vie un vrai film... Comment faire alors renaître le désir de ses cendres ? En se créant un obstacle ? Un amant ? Et si ensuite la caméra jouait le rôle de l'obstacle dans le nouveau couple, entre Rémi et son nouvel amant ?
Antoine and Rémi have been living together for over three years. Rémi films their daliy life in Super-8. One day, he finds himself thinking : "the desire between us is gone"... But maybe he's only inventing problems in order to make his life into a real movie...
Avec dans leurs propres rôles
Antoine Parlebas
Rémi Lange
Matthieu Doze
Grégory Alexandre
Emilie Cordelier
David
VirginieParmentier
Jean-Yves Peyrot
Edmée Longhi
Jacques Lange
Thérèse Lange
Françoise Lange
Réalisation Rémi Lange
Histoire, image, montage Rémi Lange, Antoine Parlebas
Musique Tiburce
1999 - couleurs - 35 mm - durée 85 min. -
Co-produit par Magouric Productions & Rémi Lange avec l'aide du THECIF-CONSEIL REGIONAL ILE-DE-FRANCE (Aide à la post-production) et du C.N.C. (Avances sur recettes).

Rémi LANGE
Réalisations / Scénarios
2007 - Comment faire un enfant à Lio, scénario en cours d'écriture.
2007 - Statross le Magnifique II : la Forêt (DV - 25')
Produit par Les films de l'ange
Sortie DVD FRANCE prévue en juin 2007
2006 - Statross le Magnifique (DV- 22')
Produit par Les films de l'ange
Sortie DVD FRANCE juin 2006
2005 - The Sex of Madame H (DV - 58')
Produit par Les films de l'ange
Sortie DVD FRANCE novembre 2005
2005 - Cake au Sirop de Cordom (DV - 3')
Produit par Les films de l'ange
Diffusé sur Canal +
2004 - Mes Parents (DV - 98')
Produit par Les films de l'ange
Sortie DVD FRANCE décembre 2004
2003 - Tarik el hob (DV - 70')
Produit par Les films de l'ange
Sortie DVD FRANCE juin 2003
2002 - L'invasion des pholades géantes (DV - 3')
Produit par Les films de l'ange
Diffusé sur Canal +
1999 - Les Yeux Brouillés (35 mm - 85')
1997 - Omelette(16 mm - 76')
Produit par Rémi Lange
Sortie nationale le 14 janvier 1998
Selection au Festival Entrevues 1997 de Belfort
1996 - Le Super 8 n'est pas mort, il bande encore (Béta SP - 24' )
Co-produit par Canal + et Vidéo de Poche avec l'aide du C.N.C. -
Diffusé sur Canal + le 1er juin 1996 dans L'OEil du cyclone
1994 - Les anges dans nos campagnes (Béta - 24')
Co-produit par Canal + et Heure d'été -
Diffusé sur Canal + le 17 déc. 1994 dans L'OEil du cyclone. -
Prix du meilleur documentaire au Festival Court-Toujours de la Vidéothèque de Paris (juin 1995) -
Prix du jury au Festival International du film vidéo de Vebron (juillet 1995) -
Prix du Ministère de la Culture -
D.R.A.C. Auvergne au Festival Vidéoformes de Clermont- Ferrand(mars 1996) -
Prix du meilleur documentaire au 18e Festival International du Film Super 8 et Vidéo de Bruxelles (novembre 1996)
1993 - Omelette (nez-de-pied) (Super 8 - 80') -
Acquisition en février 2000 par le Musée National d'Art Moderne / Centre Georges-Pompidou.
SITE DE REMI LANGE

Antoine Parlebas
Co-scénariste
2007 - Comment faire un enfant à Lio, scénario en cours d'écriture.
2003 - Tarik el hob (DV - 70')
Produit par Les films de l'ange
Sortie DVD FRANCE juin 2003
2002 - L'invasion des pholades géantes (DV - 3')
Produit par Les films de l'ange
Diffusé sur Canal +
1999 - Les Yeux Brouillés (35 mm - 85')
1997 - Omelette (16 mm - 76')
Produit par Rémi Lange
Sortie nationale le 14 janvier 1998
Selection au Festival Entrevues 1997 de Belfort
1996 - Le Super 8 n'est pas mort, il bande encore (Béta SP - 24' )
Co-produit par Canal + et Vidéo de Poche avec l'aide du C.N.C. -
Diffusé sur Canal + le 1er juin 1996 dans L'OEil du cyclone
1994 - Les anges dans nos campagnes (Béta - 24')
Co-produit par Canal + et Heure d'été -
Diffusé sur Canal + le 17 déc. 1994 dans L'OEil du cyclone. -
Prix du meilleur documentaire au Festival Court-Toujours de la Vidéothèque de Paris (juin 1995) -
Prix du jury au Festival International du film vidéo de Vebron (juillet 1995) -
Prix du Ministère de la Culture -
D.R.A.C. Auvergne au Festival Vidéoformes de Clermont- Ferrand(mars 1996) -
Prix du meilleur documentaire au 18e Festival International du Film Super 8 et Vidéo de Bruxelles (novembre 1996)
1993 - Omelette (nez-de-pied) (Super 8 - 80') -
Acquisition en février 2000 par le Musée National d'Art Moderne / Centre Georges-Pompidou.
Réalisation
1993 PREMIER FILM (Super 8 - 7')
Antoine Parlebas est aussi professeur à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Tours

Extraits d'une fausse longue conversation entre Rémi Lange et Antoine Parlebas
Rémi Lange
D'abord, comme dirait Gilles Barbier, un artiste que j'aime bien, "il y a une expression qui me fait hurler de rire, et qu'on entend bien souvent : 'la parole de l'artiste'. Comme s'il s'agissait d'une auréole de sainteté qu'on lui collerait sur le crâne"(1). Bref, s'il faut absolument que " l'artiste " parle : Les Yeux brouillés est, comme mon premier long métrage, un film-journal intime, composé d'extraits de mes trois journaux (le filmé, l'écrit, le sonore) et de scènes un peu jouées.
Antoine Parlebas
Mais qui ne joue pas dès lors qu'il est devant une caméra ? Rémi Lange Arrête de m'interrompre tout le temps s'il te plaît ! Les Yeux brouillés est la suite directe et autonome d'Omelette, c'est la partie centrale d'une trilogie dont le troisième volet, actuellement en préparation, a pour sujet : " jeune couple d'hommes recherche femme pour faire un enfant... et un film en même temps ".
Antoine Parlebas
Qui sait s'il n'y aura pas d'autres journaux filmés ensuite ? Qui peut prédire notre avenir ? Les Yeux brouillés est peut-être l'épisode d'une série genre La Petite Maison dans la prairie, version trash...
Rémi Lange
Le sujet de chaque film-journal, quel qu'il soit, ne change pas. Ici, comme dans Omelette, c'est toujours l'histoire d'un mythomane-manipulateur qui, dans un délire romantique post-pubère, se crée des souffrances, provoque des malheurs, afin de pouvoir transformer une tranche de sa vie en " film-journal-narratif-classique-grand public ". Car dans le " vrai " cinéma, " on ne fait pas en général de films sur des histoires heureuses "(2). Là aussi le personnage va chercher au fond de son inconscient un conflit latent et le fait éclater devant sa caméra. Mais ce n'est plus la dissimulation d'une homosexualité, de secrets de famille qui pose problème ici, c'est la relation entre Antoine et Rémi à travers le temps qui passe...
Antoine Parlebas
Enfin, le sujet du film, c'est leur Amour, le désir qui circule, comment au sein du couple on essaie de faire durer le désir pour qu'il ne meure jamais. C'est quand même une grande histoire d'amour, non ?
Rémi Lange
Si tu veux. On peut effectivement regarder le film au second degré, avec humour et dérision. Dans ce cas, c'est une histoire d'amour explosive genre Nous Deux version gay : je te quitte, je te retrouve, je t'aime toujours... un beau roman-photo quoi ! Mais le film est quand même, que tu le veuilles ou non, un thriller sentimental très noir, très triste...
Antoine Parlebas
C'est de ta faute, c'est toi qui as voulu que la voix-off soit si glauque, pas moi ! Rémi Lange Ce qu'on voit est ma vision de ce qui s'est passé, les mêmes événements retranscrits par toi auraient donné un film complètement différent... plus mièvre sûrement ! Dans la réalité, tout s'est bien passé (ou presque). Je ne suis pas un " diariste " normal qui se contente d'enregistrer sa réalité. Au contraire, je la noircis pour qu'elle puisse attirer un maximum de spectateurs : l'écran de cinéma est pour moi un miroir déformant...
Antoine Parlebas
" Pour moi "... Pour nous ! Arrête de dire " je " tout le temps... Et puis fais attention à ce que tu dis, sinon on va dire que ce n'est pas un journal intime mais une fiction...
Rémi Lange
Pourquoi pas ? Il n'y a aucune honte à dire que ce film est un mélange hybride de scènes " cinéma direct/cinéma vérité " et de scènes reconstituées, de scènes d'" autofiction " pour reprendre un terme de Philippe Lejeune, qui parle mieux que moi, et qui a dit un jour : " Ce qui apparaît de quelqu'un dans un journal n'est pas la personnalité mais seulement une partie, un élément de la personnalité, la partie interdite, refoulée, compensatoire (...). Les gens pensent en général que le journal est un document fiable sur une personne. CE N'EST JAMAIS VRAI ! "(3). Pour faire un film " grand public ", je me suis donné l'image d'un garçon odieux, à problèmes, ce que je ne suis pas dans la vie quotidienne... j'espère !
Antoine Parlebas
Moi aussi !!! Qui dit " image de soi " dit transformation, artifice, mensonge. Surtout mensonge...
Rémi Lange
Le journal intime n'est pas un confessionnal, et je n'ai pas à dire toute la vérité comme devant un juge... Les Yeux brouillés est juste une représentation possible de ce que nous avons vécu en juin-juillet 1994. D'ailleurs il existe un autre montage des mêmes événements, réalisé en 1995, un autre film qu'on pourrait intituler " Les Yeux brouillés - version longue ". Cette toute première version en Super 8, qui a circulé dans un milieu underground (Prix du public aux 9es Rencontres du Cinéma Indépendant de Châteauroux)est une version plus libre que la version 2000 en 35 mm : elle en dit plus sur le personnage David, elle ne cache pas son visage, ne dissimule pas son passé... Pour chaque tranche de vie, il existe plusieurs films, plusieurs représentations différentes. En imaginant toutes ces tranches de vie collées les unes aux autres, je me dis, dans une mégalomanie ou un désespoir hors du commun, que je suis peut-être la seule personne au monde à remodeler toujours et encore la même histoire, son histoire.
Antoine Parlebas
Ben voyons, Rémi est la Pénélope du journal intime, la Pénélopette... Bon, maintenant que c'est terminé ton autocélébration, ton " autosatis-fiction ", faudrait peut-être qu'on parle de notre échange de corps...
Rémi Lange
Ah oui, j'allais oublier... Le but de tout ça est d'abord d'essayer de créer des " échanges de vies " par l'intermédiaire de films-journaux. Dans Les Yeux brouillés sont insérés des morceaux de vie donnés par d'autres personnes : le film de la chorégraphie de Matthieu Doze, le message d'Alain Burosse sur mon répondeur, les mots de David... Et les rencontres réalisées par l'intermédiaire de mon premier film (comme celle de Grégory) sont intégrées dans le deuxième. Mais la réalisation des films-journaux s'inscrit dans un travail plus global sur le je et ses corollaires : le vécu et le corps. Inspirés par Journiac, Artaud, le fakir Musafar, Orlan, Stelarc, notre but est non seulement d'essayer de créer des échanges de vies via des films-journaux, de reconstruire symboliquement mon vécu au travers du vécu de l'autre, mais aussi de reconstruire mon corps au travers du corps de L'Autre, celui d'Antoine : échanges de corps via des opérations chirugicales. Comme la technologie le permettra, nous avons pour projet de se changer pour s'échanger... s'échanger côtes flottantes (transplantation), s'échanger notre sang en reliant nos corps à un coeur artificiel (transfusion). D'humain à humain, l'un dans l'autre dans un nouveau corps hybride.
Antoine Parlebas
Une autre forme d'amour... ou l'Evangile selon Cronenberg ?
Rémi Lange
Peut-être... Nous allons donc commencer l'échange symbolique de corps par un implant sous-cutané un peu spécial : je vais faire implanter dans mon corps une capsule en téflon contenant un morceau de ton corps (sperme, sang, poudre d'os), et tu vas faire de même avec un morceau de mon corps. Chacun va devenir le reliquaire vivant de l'autre dans une sorte d'art " transcorporel ". Il faut modifier le corps : le changer et l'échanger. On aura alors une nouvelle entité :
Rémi-Antoine Parlebas-Lange. Rémi Lange est Antoine Parlebas...
Antoine Parlebas et Rémi Lange
1- Gilles Barbier in Qu'est-ce que l'art, numéro spécial de Beaux-Arts Magazine, déc. 1999, p. 82.
2- Patrice Chéreau cité par Frédéric Martel, Le Rose et le noir, Paris, Seuil, 1996, p. 209.
3- cité in Je Est un film, Saint-Sulpice-sur-Loire, Association des Cinémas de l'Ouest pour la Recherche, 1998, p. 23.

Revue de presse de la sortie en salle (21 juin 2000)
Stéphane Bouquet - Les Cahiers du cinéma - février 1996
"(...) Quelques films heureusement furent des lieux de rencontre. Des journaux intimes singulièrement, en quoi le cinéma
Gay
& Lesbien ne diffère pas du cinéma en général où, de Moretti à Calle en passant
par Cahen, un nouveau genre se construit lentement.
Rémi Lange avait déjà donné Omelette, film Super 8 où il filmait la réaction de
ses proches à l'annonce de son homosexualité.
Les Yeux Brouillés, toujours en Super 8, est la suite de son journal intime. Mais cette fois, l'innocence est terminée,
Lange
ne peut plus faire semblant de croire qu'il filme comme ça, pour rien, sans but. Chaque séquence est tournée
en vue d'un film
ultérieur - et Les Yeux Brouillés n'arrête pas de dire son insincérité ou du moins sa sincérité
problématique. Si Rémi quitte
Antoine pour David, c'est peut-être simplement qu'il faut au film du moût à broyer. Mais, en même
temps, Rémi quitte vraiment
Antoine, et celui-ci réagit à chaud, sans trop se soucier de la caméra, encore qu'il demande une fois
à rejouer une scène.
Les Yeux brouillés, film autoréflexif, joue sans fin du partage entre réalité et fiction, mais
ce jeu n'est pas rien. Il renvoie
au plus intime de Rémi qui ne cesse, Freud en poche, d'interpréter la réalité en d'incroyables
scénarios analytiques. C'est
le réel même qui au fond fait problème, nous dit cet étrange film névrotique, marqué
par quelques obsessions vivaces (figures
de la mort) ou par ces phrases qui commencent inlassablement par " oui " comme pour étayer léxicalement une
réalité bien tremblante,
incertaine d'elle-même (...)."
Marie Chauvin - Le Nouveau Cinéma - juillet 2000
"'Les Yeux brouillés' consacre la caméra Super 8 comme gage d'une esthétique du rugueux, et l'humour
comme antidote aux dérives
nombrilistes."
Alexis Campion - Le Journal du Dimanche - 25 juin 2000
"Ce sont alors deux films qui se déroulent sous les yeux des spectateurs : la crise amoureuse d'une part, et l'histoire
d'un
film en train de se faire d'autre part. Sur un rythme enlevé (...) Lange trouve alors le ton juste entre souffrance
et dérision,lucidité
et déraison, vérité et illusion. Dans les deux cas, qu'il soit question d'angoisse sentimentale ou de
film en cours, c'est
le désir qui frémit."
Jacques Morice - Beaux-arts - juin 2000
"Le parti pris fou de ce journal gay et arty est de mêler la vie et le cinéma sans qu'il soit possible de les
départager.
Pervers et maso, conscient de l'être, l'assumant avec humour, Rémi Lange réalise son fim pour qu'il agisse
directement sur
son désir(...). Loin d'être un filmeur du dimanche, Lange est un vrai-faux cinéaste. Autrement dit, un
vrai de vrai."
Jean-Max Méjean - Ciné Libre - n° 71 - juin 2000
"Les images défilent et nous donnent le tournis, on a envie de crier:'menteur' mais le plan suivant nous saisit, car
ce qui
naît ici, sous nos yeux, ne serait-ce pas ça par hasard le vrai cinéma ?"
Xavier Leherpeur - Ciné Live - juin 2000
"Rien d'autre que l'essence même de l'écriture et du cinéma. En compulsant peu à peu les réalités
et les faux-semblants, la
vérité et la fiction, et en ne cessant de passer de l'un à l'autre, il décale subrepticement la
comédie amère vers une impressionnante
mise en abyme du rôle implicitement corrupteur (et pour une fois assumé) du metteur en scène. L’exercice
est périlleux et
brillamment exécuté. Rémi Lange réussit un essai puissamment jouissif et intelligent sur la quintessence
manipulatrice du
cinéma."
Jean-Sébastien Chauvin - Les Cahiers du cinéma - juin 2000
"Sur un plan strictement formel, son film donne l'impression d'un brouillon. Mais cette manière séduit, prise
entre des velléités
auteuristes (...) et un irrémédiable penchant pour l'amateurisme."
Télé K7 - 24/30 juin 2000
"On pense à Nanni Moretti, à Woody Allen (...). On pense aussi à un Marivaux moderne avec ces jeux audiovisuels
du mensonge
et de l'amour (...). Un vrai Objet Visuel Non Identifié. Un OVNI à voir."
JM - Têtu - juin 2000
"Le jeune réalisateur livre une oeuvre étonnante, cruelle, drôle, et (...)émouvante."
D.R.B. - Idol - juin 2000
"Tout ça fait un film formidable, foutraque, amusant, passionnant quant à ce qu'il nous dit sur le couple pédé,
plein d'idées...
Et surtout remarquablement retors."
Thierry Cheze - Studio - juin 2000
"Il y a quelque chose de fascinant dans ce film, qui joue sur la connivence entre lui-même, son ami et les spectateurs
(...).
Un ami roublard (...) que l'on a du mal à quitter."
Pierre Murat - Télérama - 24/30 juin 2000
"Le montage, très précis, le commentaire, les illustrations sonores créent très vite un véritable
style. Et une évidente sincérité.(...)
A la lisière du reportage et de la fiction, en marge du cinéma traditionnel, Rémi Lange parle à
la première personne, en évitant
toute arrogance, pour atteindre, finalement, l'émotion brute."
Bertrand Loutte - Les Inrockuptibles - n° 248 - 20 juin 2000
"Rémi Lange continue de cuisiner le journal de sa vie amoureuse, mais la crise de foi(e) guette. Bientôt la fiction
?"
Olivier Séguret - Libération - 21 juin 2000
"Un charme têtu flotte dans les coulisses du film (...)."
Franck Beauvais - Repérages - juillet 2000
"Pour cette conception entière, intransigeante et périlleuse du cinéma, son film mérite une grande
considération, elle est
renforcée par le jeu ambigu qui se lie entre réalité et fiction, vécu et récit, ainsi que
par la place fondamentale laissée
au spectateur tout au long d'une promenade autour du 'je' qui, comme par miracle, échappe sans cesse au narcissisme
et à la
complaisance."
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